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SIM Agricole, vecteur du developpement de l'économie nigerienne

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Quelques conséquences de la fermeture de la frontière du Nigéria sur les marchés du Niger


Fermeture

Depuis quelques semaines, « on assiste à une baisse des prix, explique Elhadj Sani Souley Nassaley, le président de la Chambre de commerce régionale. On n’a pas de débouchés pour ces produits. On n’a que la consommation locale et elle est très faible ».

Impact sur l’agriculture

L’agriculture est le secteur le plus touché. L’exemple le plus frappant est celui du niébé. A la même période l’année dernière, un kilogramme coûtait 283 francs CFA (0,5 centime d’euros). Aujourd’hui, il en vaut seulement 190. Mais pas de panique pour Zakari Oumarou, le gouverneur de Maradi. La région n’est pas dépendante de ces échanges et la situation est plus difficile au Nigeria qu’au Niger. « Quand vous prenez le nord du Nigeria, la clientèle de ces États, ce sont les Nigériens, les Maliens et les Tchadiens, qui n’arrivent plus à s’approvisionner sur les marchés importants, estime-t-il. Nous pensons qu’il y aura plus de pressions sur les autorités nigérianes que chez nous au Niger ».

Si pour l’instant la situation est sous contrôle à Maradi, elle risque de se compliquer dans la durée. Si les frontières restent fermées plusieurs mois, les produits importés du Nigeria comme le maïs pourraient venir à manquer